02-09-2008

1% qui fait débat !

1% qui fait débat !

La décision du gouvernement de taxer les revenus du capital pour financer le revenu de solidarité active (RSA) suscite de nombreux commentaires. Y compris dans l'immobilier.

Cité par le Figaro du 28 août, le président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC) approuve le RSA mais s'inquiète : « Je regrette fortement que son financement se traduise par une nouvelle taxe sur le patrimoine immobilier, car cela risque de décourager les investisseurs dans le secteur ». Batiactu relaie, pour sa part, l'inquiétude de la FNAIM : « Une réduction du parc locatif privé aurait pour conséquence immédiate une tension sur les loyers, au détriment des locataires, et en particulier les plus fragiles d'entre eux, les allocataires du RSA ». Reprise dans pratiquement toute la presse, la Fédération s'insurge : « Cette nouvelle taxe porte à 12.1% les prélèvements sociaux sur les revenus immobiliers », peut-on lire sur le site Internet du Nouvel Obs. 

Pas de krach

Autre sujet fort du moment : la situation du marché de l'immobilier, avec des analyses plus ou moins alarmistes. Ainsi, Les Échos titraient-ils, le 27 août : « Le retournement du marché du logement s'accélère ». Et le quotidien économique d'avertir : « Permis de construire, mises en chantier, ventes de logements neufs : au vu des derniers indicateurs disponibles, une nouvelle fois en baisse, le secteur du logement se prépare une rentrée difficile. »
Sans nier ces difficultés, l'Expansion.com se voulait, la veille, plus optimiste. Citant un expert, le site écrivait : « Le scénario noir du début des années 90, marqué par une explosion des stocks et l'effondrement des prix, n'est pas d'actualité. (...) Contrairement aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l'Espagne, la situation financière des ménages reste saine car il n'y a pas eu de dérives excessives de l'endettement. (...) Les prix vont baisser mais il n'y aura pas de krach. »

Électricité plus chère

C'est dans la Tribune du 27 août que le président du directoire d'ERDF, la filiale d'EDF chargée de distribuer l'électricité, a demandé une augmentation de ses tarifs de 15,1% en 3 ans.  Et, comme l'a rappelé Libération le lendemain, cette filiale « gère 95 % de la distribution de l'électricité produite par EDF en France ». Le Monde a donc repris à son compte les estimations de la Tribune : « Concrètement, cela pourrait se traduire pour le consommateur par une hausse du tarif bleu (contrat de base, le plus répandu chez les particuliers) de 3,6 (par an) % sur la période 2009-2012 ».

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