31-03-2008

Cessons de rendre les syndics responsables de tous les maux

Une récente étude associative dénonce « le dérapage financier du chantier de rénovation des ascenseurs ». Dès la loi du 2 juillet 2003 Urbanisme et Habitat, puis lors de la parution du décret du 9 septembre 2004 et des arrêtés de novembre 2004, la FNAIM a attiré l'attention de l'opinion publique sur le nombre et le coût des mesures adoptées par les pouvoirs publics pour faire face aux problèmes de sécurité des ascenseurs

La FNAIM et les 12 500 professionnels qu'elle regroupe avaient alors dénoncé le coût prohibitif des travaux rendus obligatoires, notamment dans les immeubles les plus anciens, et le calendrier de « sprinter » que les syndics et ascensoristes seraient dans l'incapacité de tenir.

Un récent décret vient d'ailleurs de donner raison à la FNAIM en reportant au 31 décembre 2010 la première échéance pour réaliser certains de ces travaux.

Dans ce contexte, la FNAIM ne peut tolérer qu'une fois de plus une association partiale prétende, de manière infondée, que les syndics de copropriété et leurs honoraires soient en partie responsables de ce qu'elle considère aujourd'hui comme un dérapage financier.

Il aurait été plus juste de rappeler que les syndics sont soumis à une obligation de mise en concurrence qu'ils respectent. Pourquoi ne pas avoir souligné qu'au même titre que les copropriétaires les syndics subissent également l'extrême concentration de ce secteur qui rend la mise en concurrence excessivement limitée ?

En outre, les syndics de copropriété n'ont jamais exigé de faire adopter ces travaux aux copropriétaires, ni même coordonner et superviser ces mises en sécurité qui constituent une charge de travail considérable et une lourde responsabilité professionnelle.

Si les syndics facturent des honoraires en cas de travaux à réaliser, c'est qu'il y a un réel travail de suivi administratif, technique et comptable qui, s'agissant de travaux variables, ne sauraient être inclus dans l'honoraire annuel du contrat du syndic. Pourquoi donc remettre en cause une fois de plus cette rémunération légitime au travers d'une étude sur un dérapage financier auquel les syndics sont étrangers.

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