La FNAIM regrette « une politique de rustines » pour le
secteur locatif
Tous les acteurs du secteur locatif, et
la FNAIM en tête, reconnaissent les difficultés rencontrées aujourd’hui par les
Français pour se loger. Celles-ci sont dues à différents facteurs conjoncturels
dénoncés depuis longtemps par la FNAIM.
Parmi ces difficultés, la carence
d’offre locative et notamment les quelque 200 000 logements vacants du
parc privé que les propriétaires bailleurs ne souhaitent pas remettre à la
location, souvent après certaines déconvenues avec leurs locataires et des
procédures longues et coûteuses.
A l’heure où il est nécessaire de
redonner confiance à ces bailleurs en les rassurant sur les garanties dont ils
disposent pour récupérer leur logement en cas de difficultés locatives, les
propositions du Président Sarkozy prennent le contrepied de cette attente en
diminuant le peu de garanties dont ils disposent.
La diminution du dépôt de garantie à un
mois, et la suppression de la caution personne physique ne sont pas les bons
leviers !
De surcroît, la caution personne
physique, qui ne joue qu’en cas de défaut de paiement du locataire, n’a aucun
impact sur le pouvoir d’achat de ce dernier.
De même, ces propriétaires bailleurs
subissent, tout comme les locataires, l’augmentation du coût de la vie, mais
également, et surtout, les augmentations des coûts des matériaux de
construction et de l’entretien de leur patrimoine.
L’indice de référence des loyers (IRL),
substitué au 1er janvier 2006, nous semble donc tout à fait adapté
en l’état actuel de sa composition.
Cet indice est composé à 60% de l'indice des prix à la consommation, à 20% de
l'indice du coût de la construction (ICC) et à 20% de l'indice des prix
d'entretien et d'amélioration (IPEA).