Immobilier : les perspectives de 2008
Baissera ou baissera pas ? Voilà la question qui taraude les aspirants à l’accession et sur laquelle planche les professionnels de l’immobilier. Qui viennent de rendre leur baromètre des prix 2007 et leurs prédictions pour 2008.
« Après 140% de hausse en dix ans, le marché de l’immobilier a commencé à ralentir en 2007, comme l'avaient anticipé la plupart des analystes », annonce le Monde en s’appuyant sur le dernier baromètre publié par la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier). Ainsi, « la hausse des prix à été limitée à 3,8% en 2007 en moyenne en France » complète Libération, qui constate que cela « n’a plus rien à voir avec la flambée des dernières années: + 14,3% en 2003, + 15,4% en 2004, + 10,4% en 2005 ou encore 7,1% en 2006 ».
Le Tour de France des prix de l’immobilier
Dans ce baromètre FNAIM qui livre également les prix moyens de vente de l'ancien dans 100 villes de France, le quotidien Les Echos relève que ces prix « vont de 1.252 euros le m2 à Nevers à 5.771 euros à Boulogne Billancourt sans oublier Paris, qui atteint au dernier trimestre un prix moyen de 6.223 euros le m2 ». Selon une analyse de Century 21, reprise dans Capital.fr, « le délai de vente moyen, tous biens confondus, rallonge de 8 jours et atteint désormais 79 jours ». Tandis que « la durée des prêts s’est allongée de 7 mois sur l’année 2007 », selon le dernier rapport de l’Observatoire du financement des marchés résidentiels repris dans Batiactu. Qui ajoute que « cette étude montre aussi que 59% des prêts contractés sont d’une durée initiale entre 20 et 30 ans. »
Et pour 2008 ?
L’année 2008 devrait être un bon cru pour les ménages qui souhaitent accéder à la propriété. En effet, René Pallincourt, président de la Fédération table sur une quasi-stabilité des prix : « En 2008, les marchés ne devraient pas progresser à un rythme supérieur à celui de l'inflation tout en alternant hausses et baisses », estime t-il dans le Figaro. Il constate néanmoins dans le Monde « un moral des ménages dégradé, une fin d'année marquée par une révision à la baisse de la croissance, un recul de la consommation et un ralentissement du pouvoir d'achat, qui seront à peine compensés par les récentes mesures gouvernementales (paquet fiscal, crédit d'impôt, monétisation des RTT et déblocage de l'épargne salariale) ». Mais la FNAIM se refuse pour autant à tirer la sonnette d’alarme. « Il ne faut pas exagérer non plus. Le marché semble produire ses ajustements pour conserver un équilibre propice à la réalisation des projets des ménages » précise René Pallincourt dans l’Expansion.
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