HLM : Ce qui va changer
Relèvement du plafond de ressources, hausse des surloyers... Les conditions d'accès et d'occupation des HLM vont être réformées très prochainement.
Mettre fin à une « aberration », c’est en ces termes que Nicolas Sarkozy a décidé d’abaisser « de 10% le plafond [de ressources] pour accéder au logement social, afin de ramener à 60% la proportion des ménages éligibles, contre 70% actuellement : le plafond passera donc de 4.600 à 4.150 euros par mois », annonce Batiactu. Par ailleurs, « les surloyers (payés par les personnes occupant un logement social mais dont les revenus dépassent le plafond de ressources, ndlr) seront durcis », ajoute le Moniteur. L'objectif : réattribuer les HLM aux ménages les plus modestes. Mais pour l’heure, « la date d'entrée en vigueur de ces dispositions n'est pas encore arrêtée », précise le Parisien.
Le marché immobilier français résiste
Dans le domaine de l’immobilier, la France se distingue des autres pays européens. Selon une récente étude sur l'évolution du marché et des prix de l'immobilier en Europe, « le retournement des marchés immobiliers touchera plus durement les pays (..) [comme] l’Espagne et le Royaume-Uni, [où] la correction sera particulièrement sévère, voire douloureuse », peut-on lire sur le site de la Tribune. Côté français, l’enquête prédit, dans le Figaro, des prix stables ou en légère baisse en 2008, ajoutant qu'ils « devraient, à moyen terme, renouer avec leur niveau de croissance du milieu des années 1990, aux alentours de 3% ». Les raisons de cet optimisme ? D’abord, le faible niveau d’endettement des foyers français : « les ménages sont relativement moins exposés à l’actuelle crise financière et disposent d’une plus grande marge de manœuvre face à l’augmentation des prix de l’immobilier ». Autre atout, « la déduction des intérêts d’emprunt qui devrait favoriser le marché en réduisant le coût global des crédits immobiliers », avance l’étude dans Capital.
Bien évaluer son bien
À ce sujet, le Figaro s’intéresse au « juste prix » d’un bien en donnant des clés pour bien l’évaluer. Dans le contexte actuel, note le quotidien, « la balle revient dans le camp des acheteurs en meilleure posture pour négocier ». Pour preuve, les délais de vente s’allongent : « au premier trimestre 2008, il fallait en Île-de-France en moyenne 70 jours entre la prise d'un mandat et la signature de l'avant-contrat, soit dix de plus qu'il y a un an », explique Marcel Ricard, le président de la FNAIM Île-de-France. Les acheteurs, devenus plus exigeants, sont « plus attentifs par exemple aux charges de copropriété, qui se sont envolées ces dernières années ».
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