La hausse du gaz s’accélère
Le gouvernement prévoit une nouvelle hausse du gaz. Pour autant, les Français ne semblent pas vouloir renoncer à leur confort…
Le gaz, l’énergie qui monte, qui monte... Après une augmentation déjà conséquente de 4% en décembre dernier, le gouvernement « a saisi pour avis la Commission de régulation de l'énergie (CRE) d'un projet d'arrêté relevant de 5,5% les tarifs de vente du gaz naturel aux particuliers », annonce le quotidien Les Échos.
« Le gouvernement justifie cette nouvelle hausse par celle des prix du pétrole sur lesquels sont indexés les prix du gaz naturel », précise le site de l’Express. Sans grande surprise, les critiques ont déjà commencé à se faire entendre. A l’instar de la Confédération nationale du logement (CNL) qui juge dans un communiqué repris par l’AFP que « cette proposition est doublement scandaleuse », puisqu’elle a été faite « sans consulter les acteurs concernés au préalable » et qu’elle « touche à un poste de première nécessité ».
Le confort n’a pas de prix
Même cher, le gaz reste pourtant très consommé. Voire gaspillé ? On peut se poser la question à la lecture de l’enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), qui constate dans 20 minutes que « la recherche du confort prime encore sur les économies d'énergie ». Ainsi, dans le Moniteur, l'organisme note que « la température moyenne des logements est passée de 19 à 21 degrés entre 1986 et 2003 ». Dans une étude prévisionnelle publiée dans Batiactu, la Direction générale de l'énergie et des matières premières (DGEMP) prédit « qu’à l’échéance 2030 la France ne devrait pas remplir les objectifs de sa politique énergétique » et que « les importations de gaz devraient pratiquement doubler ». Quel prix doit atteindre le gaz pour que les comportements changent ?
Stagnation des prix de l’immobilier
En dépit « d’une baisse moyenne en France des prix des logements de 1% au cours du premier trimestre », note Libération à la lecture de la dernière étude de la FNAIM, la Fédération exclut « cependant tout scénario de baisse généralisée », précise Ouest France. En effet, les prix de l’Ancien ont « crû de 2,7% au cours des 12 derniers mois », poursuit le quotidien régional. Selon Jean-Hervé Ruellan, administrateur de la section Paris Île-de-France de la FNAIM, interviewé dans Batiactu, le marché marque un « découplage » : « la région comprenant Paris intra-muros et la première couronne affiche une pénurie de biens dominante, alors que la deuxième couronne se retrouve face à un trop grand nombre de biens à vendre avec une pénurie d’acquéreurs solvables ».
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